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Les traumatismes de la main
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Les traumatismes de la main

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Rédigé le : vendredi 11 juin 2004 - Modifié le : dimanche 2 novembre 2008, par Dominique Charpagne

Ces pages traitent des douleurs et des traumatismes de la main.


Les plaies

Elles sont toujours graves. En effet toutes les structures nobles de la main sont situées peu profondément sous la peau. Une plaie en apparence anodine peut s’accompagner d’une section d’un tendon ou d’un ligament. Une attention toute particulière doit être donnée aux plaies situées sur les zones de flexion des doigts qui peuvent donner quelques heures plus tard une infection articulaire (arthrite) difficile à soigner.

Les entorses ou luxations

Le plus souvent situées au niveau des articulations inter phalangiennes. Leur traitement est rarement chirurgical. Il se fait en immobilisant le doigt atteint par fixation aux doigts voisins. Attention aux entorses ou luxations de la base du pouce. Une rupture méconnue du ligament latéral interne de celui ci donnera une mauvaise cicatrisation et une perte de la force de la pince. Le traitement en est le plus souvent chirurgical, mais bien sûr il faut savoir consulter très tôt un médecin pour reconnaître les dégâts.

Les ruptures des tendons

La plus fréquente est la rupture du tendon fléchisseur du majeur au niveau de son insertion sur la troisième phalange. Elle se produit lors d’une traction trop brutale sur un vêtement (judo ou rugby).

Les ruptures des systèmes ligamentaires assurant la solidité des articulations peuvent aboutir à des déformations des doigts, elles sont parfois réparées chirurgicalement.

Les tendinites

Les tendons des doigts sont très fragiles car ils sont allongés, et leur trajet se fait dans des gaines passant juste sous la peau et dans des poulies au niveau de toutes les articulations des doigts. Les tendinites sont dues à des micro-traumatismes répétés. Elles s’accompagnent d’une usure du tendon qui s’effiloche et peut même se rompre. Les tendons extenseurs des doigts, situés à la face dorsale de la main et des doigts, sont exposés aux traumatismes répétés. Les extenseurs des doigts sont le plus fragiles au niveau des poulies situées au niveau de chaque articulation des doigts. La tendinite peut donner un doigt à ressaut. Celui-ci est du à l’apparition, sur le tendon, d’un nodule qui accroche dans la gaine de coulissement et peut même bloquer le mouvement du doigt.

En pratique en cas de traumatisme de la main, vérifier l’absence de plaie. Puis appliquer une poche de glace. Les pansements alcoolisés sont déconseillés, car ils peuvent provoquer de graves brûlures cutanées. Attention aux lésions possibles des os, tendons et ligaments. Au moindre doute de lésion il vaut mieux demander un avis médical, car certaines atteintes se traitent chirurgicalement.

>> Le syndrome du Canal Carpien


Le syndrome du canal carpien se définit comme :
une compression du nerf médian au poignet dans un canal, le canal carpien. Le canal carpien se définit comme un canal de passage ostéofibreux situé au poignet et talon de la main dans lequel passe le nerf médian ainsi que l’ensemble des tendons fléchisseurs destinés aux doigts.Ce canal est fermé en superficie par un ligament épais rigide sous lequel le nerf vient progressivement se comprimer.


ll s’agit d’une affection particulièrement fréquente, de diagnostic facile et connaissant un traitement qui doit être efficace. La maladie touche nettement plus fréquemment la femme que l’homme ; elle est souvent bilatérale,bien que décalée dans le temps. La cause est le plus souvent idiopathique, le canal carpien peut également être secondaire à une compression et lié à des gestes professionnels ; il rentre alors dans le cadre des maladies professionnelles, cela dans des circonstances bien définies.>


Elle s’exprime au début par l’apparition de fourmillements dans les doigts la nuit.Ils surviennent plutôt dans la seconde moitié de la nuit et concernent les trois premiers doigts ; l’auriculaire n’est habituellement pas concerné (il est sous la dépendance d’un autre nerf). A ce stade il n’est pas rare que les patients se plaignent d’une certaine maladresse pour les gestes fins, dans la journée.


A un stade plus avancé,les fourmillements se manifestent dans la journée, plus volontiers sur des mains au repos qu’en action (volant,téléphone etc...), la force tend à diminuer, l’on est gené pour dévisser,serrer etc... Apparait une diminution de la sensibilité au niveau de ces trois premiers doigts. A long terme, si rien n’est fait,l’évolution se fait vers une disparition de la sensibilité des trois premiers doigts et une paralysie de l’opposition du pouce.

>> Le doigt à ressaut

Le doigt à ressaut se manifeste par un phénomène de blocage intermittent du tendon fléchisseur dans sa gaine (poulie).
Il s’agit d’un problème fréquemment rencontré en chirurgie de la main.
Cliniquement :
- le doigt à ressaut se traduit par une sensation de ressaut (ou ressort) souvent nettement perçue par le patient en voulant plier ou étendre le doigt.
- A un stade plus avancé par un blocage du doigt le plus souvent en flexion nécessitant l’aide de l’autre main pour le débloquer, cette manoeuvre étant souvent douloureuse.
Lorsque le phénomène est ancien et évolué il peut déjà s’accompagner d’une raideur articulaire qui ne rétrocédera pas avec le seul traitement du doigt à ressaut mais pourrait justifier d’un traitement spécifique.
- Peut concerner un ou plusieurs doigts, dont le pouce ; l’affection pouvant être, dans le temps, bilatérale et symétrique. Plusieurs doigts ne sont pas forcément atteints au même moment.
- Le diagnostic repose essentiellement sur la clinique.

Origine :
1) le plus souvent du à une inflammation de la gaine synoviale qui entoure le tendon fléchisseur.
Cette inflammation va créer un véritable nodule à l’intérieur du tendon qui va progressivement constituer un obstacle mécanique à la mobilisation du doigt.
Ce nodule peut être perçu à la paume en regard du dernier pli de flexion palmaire.
l’origine en est le plus souvent rhumatismale

2) Il existe des formes, où l’inflammation tendineuse est liée à des gestes mécaniques répétitifs.

3) Un doigt à ressaut peut apparaître après la cure chirurgicale d’un syndrôme du canal carpien sans toutefois en constituer une complication.

4) Dans des cas plus rares
- le doigt à ressaut fait suite à une plaie partielle d’un tendon fléchisseur
- Il existe une forme particulière de doigt à ressaut, congénitale, se révélant dans le petite enfance.

>> La rhizarthrose

Il s’agit d’une arthrose des articulations de la base du pouce (articulation trapézo-métacarpienne).
Cette localisation,fréquente est particulièrement gênante.
En effet l’articulation concernée est celle qui permet de mettre le pouce en opposition avec les autres doigts et donc de permettre les mouvements de pince entre le pouce et les autres doigts.Il s’agit d’une des articulations qui"travail" le plus dans une existence.On peut concevoir la gêne qu’occasionne sa destruction progressive par de l’arthrose.
Cette arthrose peut être primitive ,ou,plus rarement, faire suite à une lésion articulaire traumatique ancienne voire encore dans de rares cas à certains geste professionnels répétitifs survenants le plus souvent sur un terrain prédisposé.
La rhizarthrose primitive touche le plus souvent la femme de la cinquantaine.
La maladie se manifeste par des douleurs essentiellement mécaniques à la base du pouce .
Elles évoluent souvent au début par périodes de crises et ont tendance à devenir de plus en plus invalidantes.
Elles s’accompagnent progressivement d’une diminution de la force dans la réalisations des pinces.
Cette évolution se fait habituellement sur plusieurs années.
Cette arthrose est parfois bien tolérée malgrés des destructions importantes et anciennes sur les radios et paradoxalement des formes radiologiques peu évoluées sont parfois à l’opposé mal tolérées.
La survenue des douleurs en ouvrant le pouce conduit parfois dans le temps à une fermeture progressive de la première commissure de la main de façon antalgique et à une exploitation mécanique exagérée des articulations sus jacentes pouvant à terme les déstabiliser.Certaines déformations évoluées sont appelées "pouce en Z".

Le diagnostic est à la fois clinique et radiologique.
Sur le plan clinique la recherche de la mobilité de cette articulation est douloureuse et entraîne souvent une sensation d’insatabilité et de craquemment.Toutes les pinces ne sont plus possibles et la force diminue.Les clichés radiographiques montrent l’arthrose,le degré de destruction de l’articulation trapézo métacarpienne l’atteinte éventuelle des articulations avoisinantes,l’existence d’un equivalent de bec de perroquet à la partie interne de l’articulation expliquant la douleur à l’ouverture du pouce.
Des incidences radiologiques spécifiques (incidences de Kapandji) sont recommandées pour mesurer le glissement du premier métacarpien sur le trapèze.


Evolution naturelle d’une rhizarthrose.
Dix ans séparent ces deux clichés.

>> Le kyste synovial

Il s’agit d’une grosseur qui s’est développée au niveau du poignet ou à la base de l’un des doigts. Cette masse est tendue, plus ou moins mobile et parfois douloureuse à l’appui ou dans certains mouvements. Elle peut être volumineuse ou discrète, voire seulement avec des examens spécialisés
La survenue peut en avoir été brutale et douloureuse (au poignet), soit lente et progressive (aux doigts).
Quoi qu’il en soit cette grosseur est liée au développement, dans la membrane qui tapisse l’articulation du poignet ou les tendons fléchisseurs au niveau des doigts, d’une tuméfaction remplie de liquide synovial produit par la membrane en question.

Ces tuméfactions sont appelées kystes arthrosynoviaux (tuméfaction à contenu liquidien venant de la synoviale du poignet) ou kystes ténosynoviaux (synoviale de la gaine des tendons).

Ces tuméfactions sont parfaitement bénignes sans autre gravité que la gêne qu’elles occasionnent dans les mouvements (au poignet) ou dans la saisie des objets (au niveau des doigts). Des douleurs sont possibles.

Un traitement n’est pas toujours nécessaire. Il est rare qu’on propose d’écraser le kyste car ce geste est douloureux et souvent peu efficace. On peut avoir recours à une ponction (évacuation à l’aiguille du kyste) suivie d’une injection (de corticoides en général) mais les récidives sont fréquentes.

Le traitement chirurgical des tuméfactions est justifié dès lors qu’elles deviennent gênantes esthétiquement ou fonctionnellement.

Le traitement consiste à ôter en totalité la tuméfaction et sa base d’implantation. Ceci est le meilleur garant du moindre risque de récidive. Mais ceci implique, au niveau du poignet, une brèche articulaire qui comme toute plaie va cicatriser en se rétractant et peut donc occasionner une raideur contre laquelle il faudra parfois lutter par de la rééducation.

Au niveau des doigts, ce problème ne se rencontre habituellement pas.

Néanmoins, il faut savoir être patient. En effet, pour les kysts du poignet, près de 1/4 (20 à 25 %) s’estompent spontanément dans les 6 mois qui suivent leur apparition. Le kyste du poignet n’étant plus douloureux après son apparition, l’attente de ce délai peut être raisonnable.

La chirurgie est en règle ambulatoire (dans la journée), sous anesthésie locale ou loco-régionale (seul votre bras ou votre doigt sont endormis).

Des complications sont toujours possibles :
- l’infection comme dans tout acte chirurgical. Elle se maitrise aisément lorsque le diagnostic est précoce : douleurs anormales, pulsatiles, gonflement et rougeur importante. Une réintervention est parfois nécessaire.
- Une main gonflée, douloureuse, avec transpiration puis raideur est préoccupante (algodystrophie). L’évolution est trainante, sur plusieurs mois ou années. Des séquelles sont possibles.
- La récidive du kyste dans environ 10 % des cas.
- La cicatrice est souvent très discrète mais peut être visible, parfois inesthétique surtout au dos du poignet.

>> Algodystrophie

L’algodystrophie est une complication non exceptionnelle, voire fréquente, dans certaines pathologies comme les fractures du poignet (20 % des cas environ, quel que soit le traitement utilisé).
Il s’agit d’une sorte d’inflammation déclenchée par un traumatisme parfois minime ou une intervention chirurgicale même mineure. Il est à l’heure actuelle impossible de pérvoir qui fera une telle complication.

Les signes de cette affection sont marqués par des douleurs souvent importantes (apparemment disproportionnées), raideurs articulaires, un gonflement de la main et des doigts, des sensations de chaud et/ou froid, une diminution de force. Quelquefois, ces signes sont limités à une partie de la main, d’autre fois, l’épaule peut également être atteinte.

Des examens sont rarement nécessaires pour confirmer le diagnostic. On peut notamment observer une décalcification localisée des os de la main aux radiographies.

Son diagnostic une fois affirmé, les traitements varient en fonction des douleurs et de la gêne dans les mouvements. Le traitement permet de faire diminuer progressivement les signes cliniques mais l’évolution reste capricieuse pendant plusieurs mois, voire un ou deux ans et les séquelles à terme ne peuvent pas toujours être évitées malgré un traitement bien conduit.

Ces séquelles peuvent être des douleurs résiduelles, une certaine raideur des doigts et/ou du poignet parfois même de l’épaule.

Le mécanisme de déclenchement de cette affection est encore mal connu et l’on est obligé de se contenter d’en traiter les conséquences sans pouvoir agir sur la cause. La collaboration complète du patient au décours d’un traitement aussi long reste fondamentale.

>> Maladie de De Quervain

Il s’agit d’une inflammation de la gaine entourant les tendons du long abducteur et du court extenseur du pouce (ténosynovite) qui cheminent tous deux dans le même tunnel fibreux, au bord externe du poignet, au contact du radius. L’irritation débute souvent à l’occasion d’un changement d’activité, d’un choc ou d’une utilisation inhabituelle. Elle s’entretient ensuite d’elle même par les frottements des tendons qui devient nodulaire et augmentent de volume dans leur gaine qui est inextensible.
Le nodule douloureux, visible et palpable, est formé par l’épaississement des fibres du tunnel et du tissu qui recouvre les tendons.
Les infiltrations locales de cortisone, les anti-inflammatoires et les attelles d’immobilisation (orthèse) ont souvent un effet favorable mais parfois passager.

En cas de persistance des douleurs et d’aggravation de la gêne fonctionnelle, il est raisonnable d’opérer.

L’intervention chirurgicale est faite le plus souvent en ambulatoire sous anesthésie loco-régionale.

L’opération consiste, par une petite incision, à ouvrir la gaine qui forme un véritable tunnel. L’agrandir permet de réduire les frottements entre les tendons et la gaine, source de douleurs. Les tendons retrouvent ensuite spontanément leur calibre normal.

Il s’agit d’une chirurgie simple dont les résultats sont habituellement bons. L’infection est rare. Une cicatrice sensible, des fourmillements au dos de la main ou des doigts sont possibles et peuvent persister parfois longtemps. Une main gonflée, douloureuse, avec transpiration puis raideur est préoccupante (algodystrophie). L’évolution est trainante, sur plusieurs mois ou années. Des séquelles sont possibles.

L’activité manuelle est autorisée précocément sans restriction particulière mais il faudra éviter de mouiller la main avant 8/10 jours. La rééducation est facultative.

>> Maladie de Dupuytren

La maladie de Dupuytren est une maladie d’origine inconnue qui touche des tissus (les aponévroses) dont le rôle est de protéger les muscles, les nerfs et les vaisseaux. Pour des raisons mal connues, ces tissus deviennent épais, se pelotonnent d’abord en boule (les nodules) ce qui entraine des plis dans la paume ou les doigts. Au fur et à mesure que la maladie évolue, ces tissus se rétractent entrainant la formation de " cordes " dans la main (les brides) qui limitent les possibilités d’extension des doigts, alors que la fermeture de la main reste possible car les tendons sont sains.
Au maximum, les doigts sont enfermés dans la paume. Cette maladie touche préférentiellement les quatrièmes et cinquièmes doigts, mais peut atteindre toute la main et les doigts. Elle est habituellement indolore.

Cette maladie est, au moins en partie, d’origine génétique : c’est pour cette raison que d’autres membres de votre famille sont souvent atteints, avec des formes très variables. Dans les formes les plus sévères, les patients sont parfois porteurs de maladies proches à la plante des pieds (maladie de Ledderhose), sur le sexe pour les hommes (maladie de La Peyronie) ou sur le dos des doigts. Plus la maladie débute précocément, plus grave est l’atteinte : en général elle apparaît autour de la cinquantaine chez l’homme, plus tardivement chez la femme.

Plusieurs maladies sont préférentiellement associées à la maladie de Dupuytren, ce sont :
L’épilepsie, le diabète, l’hypertriglycéridémie, la consommation d’alcool et le tabac. Le travail manuel n’est en aucun cas responsable de la maladie de Dupuytren. En revanche, la maladie peut se développer dans les suites d’un accident dans certaines conditions.

Il n’y a, à l’heure actuelle, aucun traitement médical de la maladie. Le seul traitement possible reste donc la section ou l’ablation des tissus malades. Parce que l’origine est inconnue, le traitement chirurgical ne peut, à lui seul, empêcher l’extension de la maladie à d’autres doigts, voire la récidive sur les doigts opérés. Pour toutes ces raisons, il est rare de devoir traiter les formes débutantes. Par contre, il ne faut pas trop attendre car dans les formes sévères, le traitement est plus difficile et plus risqué. Les résultats sont moins bons et le risque de récidive plus élevé. L’atteinte préférentielle du 5ème doigt, ou des articulations des doigts est également responsable de moins bons résultats. Schématiquement, on conseille un traitement lorsque le patient ne peut plus poser sa main à plat sur une table en appuyant avec l’autre main.

Les traitements sont variés et leurs indications dépendent de la gravité de la maladie et du patient. Les complications de ces traitements sont liées à la fragilité de la peau (qui est épaissie mais fragilisée par la maladie), et à la proximité de la maladie de Dupuytren avec les nerfs et les vaisseaux. Une main gonflée, douloureuse, avec transpiration puis raideur est préoccupantes (algodystrophie). L’évolution est trainante, sur plusieurs mois ou années. Des séquelles sont possibles. Enfin, de nombreux patients se font traiter tardivement et leurs articulations des doigts sont enraidies et il est parfois impossible au chirurgien de pouvoir étendre le doigt des patients.

On sépare les traitements en trois grands groupes :

- La section simple des brides avec une pointe debistouri ou avec le biseau d’une aiguille. C’est la première technique connue, proposée par Dupuytren lui même. Elle a l’avantage de la simplicité et l’on peut utiliser rapidement la main. Elle oblige souvent à porter un appareil pour étendre le doigt (orthèse) pendant plusieurs semaines. Le risque de cette intervention est que le chirurgien ne voit pas les vaisseaux, les nerfs ou les tendons qui peuvent donc être blessés. Elle est surtout indiquée lorsque la bride est superficielle, sous la peau et ne peut donc pas être proposée à tous les patients. Elle entraine plus souvent que les autres techniques une récidive de la maladie car celle-ci n’est pas enlevée.

- L’ablation des brides ; c’est un geste chirurgical qui dure entre 30 minutes et 2 heures selon l’étendue de la maladie. Habituellement, seul le bras du patient est endormi et l’hospitalisation n’est pas systématique. Les incisions mettent environ 3 semaines pour être bien cicatrisées et seront épaisses pendant plusieurs mois. Dans certains cas, le chirurgie peut laisser ouvert une partie de la cicatrice pour éviter des complications comme les hématomes ou la souffrance de la peau. La cicatrisation sera alors un peu plus longue mais souvent un peu moins douloureuse. Une rééducation et le port d’une attelle pour étendre les doigts sont très souvent nécessaires. La dissection de la maladie au contact des vaisseaux et des nerfs est difficile ; les nerfs sont parfois irrités ce qui entrain des sensations de fourmillements dans les doigts qui peuvent parfois persister plusieurs mois. L a section d’un nerf ou d’une artère est également possible. Enfin les doigts peuvent rester raides, surtout le 5ème doigt.

- L’ablation des brides et de la peau par remplacement cutané (par une greffe de peau ou lambeau) : c’est une technique plus ambitieuse et plus longue. Les récidives sont rares sous les greffes de peau, mais les séquelles esthétiques sont plus importantes. On réserve plutôt cette technique aux sujets qui ont des formes graves, ou qui ont eu une récidive après traitement chirurgical. La cicatrisation est plus longue à obtenir sinon les complications sont les mêmes que pour l’ablation des brides simples.

Si un traitement chirurgical est envisagé, l’arrêt de travail est d’au moins d’un mois, parfois plus long. D’autres traitements sont possibles mais rarement indiqués. Chaque patient étant différent, le traitement sera adapté au cas particulier.


9 Messages de forum

  • > Les traumatismes de la main 5 juin 2005 10:42

    Je vois que parmi les traumatismes de la main, vous n’avez pas cité la "crampe de l’écrivain" qui comme son nom ne l’indique pas est une forme de dystonie pouvant toucher aussi bien les musiciens que n’importe qui d’autres.
    Cette dystonie provoque une contraction douloureuse des muscles de la main, comme une crampe, et qui ne s’arrête qu’une fois la main mise au repos. Si la mise au repos ne suffit pas, des injections de Botox (toxine botulique) peuvent, en bloquant le mécanisme de la crampe, soulager le patient pendant quelques mois et lui permettre de reprendre une activité normale.

    Un grand coup de chapeau en tout cas pour les infos très intéressantes de ce site.

    Carole

    Voir en ligne : http://www.dystonie.be

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  • > Les traumatismes de la main 15 décembre 2005 14:26, par Nicolas Tarbouriech

    Bonjour, et tout d’abord bravo pour un tel rassemblement d’informations !
    Ce site est parfait pour tous les grands curieux !

    Cependant, comme vous parlez beaucoup de la main dans ce site ("normal !" me direz-vous), j’aimerais formuler une suggestion à ce propos : pourriez-vous trouver des informations sur les positions idéales à la guitare afin d’éviter les déboires sus-décrits ?

    Merci encore, car toutes ces ressources ne se trouvent pas aisément !

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    • > Les traumatismes de la main 29 décembre 2005 11:33

      Merci Nicolas !

      Nous allons effectivement faire de recherches en ce sens pour essayer de trouver des infos.

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    • > Les traumatismes de la main 22 avril 2006 21:40

      Deux ouvrages importants sont parus aux éditions Alexitère en 2004.
      Collection médecine des arts écrits par M. Patrick Perrin et Béatrice Bouvier.

      "La technique des mains et la posture et le geste du guitariste",
      a l’intention, bien sure, des guitaristes classiques.

      Préfacés par Roland Dyens, une réference.

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  • > Les traumatismes de la main séquelle d’un parsonage-turner 26 mai 2006 00:28, par SPHONIX-RUST Jean-Claude

    Naturellement le poignet, la main s’inclinent vers le bas, les doigts font de même et se recroquevillent vers la paume. je peux serrer les doigts, mais je ne puis rouvrir complétement la main. si je pose la main à plat sur une table aucun des doigts ne peut se lever.
    j’ai la main en "col de cygne". Cela fait un an et demi que ma main est ainsi. Dans la journée je porte une orthèse de maintien de poignet et la nuit une lourde orthèse qui me maintient les doigts ouverts. Au matin lorsque je la retire, je ressens des douleurs aux articulations (phalanges) , au poignet, et il me faut bien 2 a 3 minutes pour remettre mes doigts en action. je ne puis controler mes doigts pour des gestes précis et en particulier l’annulaire et l’auriculaire qui paraissent "morts".
    je fais deux scéances de kiné par semaine. Je prends du Neurontin à dosage 600 six comprimés par jour.
    Vais-je retrouver l’usage des extenseurs de les doigts ? Y-a t-il une autre solution (chirurgicale ou médicamenteuse) ?
    J’ai passé IRM, SCANER, SCINTIGRAPHIE, ECHOGRAPHIE et suis sur le point au 14 aout de passer ma 4ème EMG.
    Si quelqu’un a une autre piste que je pourrai suggérer aux nombreux neurologue, rhumatologue, médecin réeducateur, généraliste qui me suivent. Précision j’en suis à mon 3 ème Parsonage-Turner. Inouï ! mais c’est pas facile d’être un cas, quand on a l’impression de devenir "manchot". Etant bien entendu droitier et ayant la main droite atteinte, je me brûle, me coupe, casse beaucoup et bien sûr ne peux plus jouer de la guitare ce que je faisais depuis 40 ans, ai des difficultés à tourner les pages d’un livres, et ne tape plus que d’un doigt sur le clavier de l’ordinateur.
    Merci par avance à celui ou à ceux qui me répondrons. Jean-Claude SPHONIX-RUST . jc_sphonix_rust@yahoo.fr

    Répondre à ce message

    • handicap de la main 31 octobre 2013 09:36, par bounaceur

      Bonjour,
      En lisant votre temoignage sur le forum, jai reconnu les meme symptomes que jai depuis 1 ans. Je suis aussi guitariste depuis l age de 16 ans et jen ai 50 aujourdhui. Jai la main gauche en col de cygne, je n arrive pas a ouvrir completement ma main. Mes doigts ne se levent pas surtout le 5,4,3eme doigt. Jai des foumillements ou paresthesies dans les doigts cites.
      Mon probleme est venu depuis un traumatisme cervicales. Certains medecins disent que cest une hernie discale en c6 c7 th1, d autres disent cest le niop nerf dans lavant bras qui serait pince. Moi je pense que cest un nerf le radial qui sest pince en c7 th1. Car le jour de mon traumatisme jai eu desuite apres une ncb nevralgie cervicaux brachiale.
      Avez vous toujours le probleme a votre main ? Ou en etes vous dans vos soins ? Je vous en dirais plus sur moi lorsque la correspondance sera bien etablie. Merci et1 a bientot, jattends votre reponse avec impatience.
      Mounir

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  • > Les traumatismes de la main 5 juillet 2007 09:54, par Sylvain

    Bonjour,
    Votre article est très complet et très intéressant.
    Jouant intensivement de la guitare, il se trouve que je souffre depuis pres d un an d une tendinite l index de la main droite ; C est tres genant et malgre tout les traitements, et visites chez differents practiciens, le mal persiste...
    J ai lu sur un site internet que l on pouvait intervenir chirurgicalement en coupant le nerf sensitif ce qui supprimerait totalement les genes. Je serais tres interesse par cette intervention, j aimerais donc avoir les avis et temoignages de personnes ayant subi ou voulant "subir" cette intervention.
    Merci.

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    • > Les traumatismes de la main 16 août 2011 13:24

      Bonjour,

      J’ai fouillé dans votre article mais je pense ne pas avoir trouvé ce que je cherche. Au fait, j’ai les deux doigts de chaque main (majeur et annulaire) qui se collent involentairement au repos.

      Pour info, j’ai constaté l’apparition de ce phenomene deux mois apres avoir commencer un programme de musculation (modéré). Egalement, je souffre souvent de douleurs au niveau de mon dos et lambaires.

      Je vous prie de m’aider à comprendre ce qui se passe avec mes doigts car ça devient genant cette sensation permanante d’avoir les doigts serrés l’un contre l’autre...

      Répondre à ce message




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